J'avais dit que je voulais prendre congé du monde, pour un temps, deux semaines d'étoiles et des poussières.
Au retour de cet énième voyage de Merveilles, plus fort que tous les autres car tu étais avec moi, j'ai compris que je m'étais perdue cette année, que j'avais fermé un peu tout, les yeux, les oreilles, le c½ur.
Je ne suis pas une gosse qui refuse de grandir, envahie par ce putain de syndrome de Peter Pan ou de la fée Clochette. Ou peut-être, je ne suis plus cette gamine-là.
Quand un raz de marée sentimental s'abat à vos pieds, vous prenez dix centimètres de bon sens et de maturité dans la tronche. Ça fait mal, un peu, juste ce qu'il faut. Mais qu'est-ce que ça vous emmène loin !
Ce chemin-là, j'y étais engagée jusqu'au cou, tourbillon de brumes plus ou moins oppressantes, on va s'étouffer un peu avec les problèmes du jour.
Et puis là, pouf (le chat), arrêt, terminus, Brest, 15h42 avec un peu de retard, Toi sur le quai, flash de rouge au milieu de nuances de gris plus ou moins passées.
Quand tu m'a serré contre toi, je me suis dit « Putain c'est elle ! C'est bien elle ! Quel rêve ! »
Et c'est parti ! Parti pour quoi d'ailleurs ?..........